Qu’est-ce qu’une manche à air et à quoi sert-elle ?

Sur le réseau routier ou sur les aérodromes, il est courant d’observer la manche à air Varinard. Ce morceau de tissu rouge et blanc se gonfle au gré du vent, accroché à un long mât. Sa fabrication demande de la qualité et de la précision. Cette entreprise familiale a 30 ans d’expérience et de savoir-faire à son actif. Mais à quoi peut bien servir ce grand fanion ? Petit tour d’horizon.

Quelle est la fonction d’une manche à air ?

Appelée également la manche à vent, elle indique la direction et la vitesse estimée du vent. L’air ainsi propulsé, pénètre dans le côté le plus large. Selon sa force, il la dilate en tout ou en partie. Chaque bande de couleur soulevée révèle une puissance d’environ 9 km/h (5 nœuds). Si le manchon se trouve totalement à l’horizontale, cela signifie qu’il souffle à ± 45 km/h (25 nœuds).

Où sont-elles installées ?

Elles sont placées là où la ventosité vire de travers ou présente des rafales importantes. Notamment au niveau des viaducs ou des zones soudainement dégagées, sur les axes routiers. Ces endroits demandent une conduite plus vigilante, spécialement pour les motos et les camions. Sur les aérodromes, les petits avions ont besoin d’un vent de face pour décoller ou atterrir, sinon ils ne peuvent circuler. Ce seul dispositif météorologique visuel leur signale ces indications, indispensables pour leur sécurité. 

De quoi est composée une manche à air ?

Ce drapeau en forme de manche, pouvant atteindre 4,50 m de longueur, se dresse au-dessus d’un mât, de 6 à 12 mètres de hauteur. Il est traditionnellement composé de trois bandes rouges et de deux blanches, pour constituer 5 anneaux. La toile en maille polyester se fixe sur une girouette, elle-même soudée en haut du pylône. C’est à ce niveau que le manchon a une ouverture d’un diamètre de 30 à 100 cm. L’échancrure à son extrémité est plus étroite, de l’ordre de 15 à 30 cm. Son système d’assemblage résiste aux intempéries et aux bourrasques.

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