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Moyens de paiement : gare aux frais cachés !

Certains frais peuvent s’ajouter à la cotisation annuelle de votre carte. Il s’agit d’options – telles que le cryptogramme évolutif ou des dépenses liées à son utilisation.

 

MÉFIEZ-VOUS DES FRAIS LORS DES RETRAITS

En France, comme dans la zone euro, effectuer un retrait à un distributeur ne coûte rien pour les détenteurs d’une carte haut de gamme. Pour les autres, en revanche, les retraits dans des DAB d’une autre banque – dits retraits “déplacés” – sont généralement facturés 1 € au-delà du 3e ou du 4e retrait dans le mois. Quelques banques affichent des frais inférieurs : La Banque postale facture 0,65 € par retrait à partir du 4e et le Crédit agricole du Nord-Est ne prélève que 0,50 € à partir du 3e. De leur côté, les banques en ligne ne facturent aucuns frais pour les retraits déplacés.
Ces coûts peuvent souvent être évités, à condition de faire un détour pour trouver un distributeur aux couleurs de votre banque. Ce qui ne se montre pas si évident lorsque l’on est pressé ou si l’on habite en dehors des grandes agglomérations. Difficile, en revanche, d’échapper aux frais liés aux opérations en devises. Car retirer des espèces ou payer des achats par carte en dehors de la zone euro coûte cher. Pour un paiement, il faut compter de 1 à 2 € de frais fixes, auxquels s’ajoutent de 2,3 à 2,9 % de frais variables. Pour un retrait de devises au distributeur, les banques facturent généralement 3 €, plus de 2,2 à 3 % du montant. « Mieux vaut adapter sa stratégie en limitant les petits retraits, pénalisés par des frais fixes élevés » précise Géraldine, du site Parrain Boursorama.

 

L’ASSURANCE MOYENS DE PAIEMENT EST SUPERFLUE

Toujours au rang des frais annexes, les banques proposent des assurances des moyens de paiement, généralement facturées entre 24 € (HSBC, La Banque postale, Monabanq…) et 36 € (Crédit du Nord). Cette assurance peut avoir un intérêt pour le volet perte de clés et de papiers, mais, la plupart du temps, elle est inutile. En cas d’utilisation frauduleuse de votre carte sans utilisation du code secret, la banque a l’obligation de vous rembourser, par exemple si les données sont piratées, alors que vous êtes toujours en possession de votre carte. Une franchise de 50 € peut être facturée au client si une telle opération est réalisée avec utilisation du code secret de la carte. Ce qui risque peu d’arriver, sauf si un propriétaire imprudent inscrit son code sur sa carte. Et c’est à la banque d’apporter la preuve de la négligence du client. L’assurance des moyens de paiement est donc superflue.
La carte bancaire demeure un moyen de paiement sûr : le taux de fraudes se limitait à 0,064 % des dépenses en 2016, d’après l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement. Cela correspond à 1 € de fraudes pour 1 600 € de transactions. Les paiements à distance concentrent la majorité des cas. La sécurité est donc bien assurée, à condition de respecter des règles de prudence élémentaires, en particulier lorsque vous réalisez des opérations en ligne : préférez les sites d’e-commerce réputés.

 

NE CONFONDEZ PAS LES MENTIONS “CRÉDIT” ET “À CRÉDIT”

La majorité des consommateurs utilise la dénomination “carte de crédit” pour désigner le moyen de paiement rangé dans leur portefeuille. Pourtant, ce terme n’est pas forcément adéquat. Seules les cartes à débit différé et celles de crédit renouvelable relèvent de cette appellation. Pour les premières, il s’agit d’un crédit gratuit, puisque le détenteur ne règle pas de frais. Dans ce cas, le mot “crédit” figure au recto de la carte. Pour les cartes revolving, proposées par des établissements financiers et la grande distribution, le remboursement se fait avec intérêts. Cette fois, les mots “carte de crédit” sont inscrits sur la carte. Si vous détenez une carte bancaire à débit immédiat, la mention “débit” sera imprimée sur la carte.

 

VISA ET MASTERCARD : QUELLES DIFFÉRENCES ?

Deux mastodontes se partagent le marché mondial de la carte bancaire : 3,2 milliards de cartes Visa et 2,4 milliards de cartes Mastercard sont en circulation. Ils proposent tous deux une large palette de cartes, de la plus simple, à autorisation systématique, à la plus haut de gamme, incluant des services exclusifs. La marque ne constitue pas réellement un critère de choix pour votre carte bancaire, car les spécificités (assurances, plafond des opérations, prix…) varient surtout en fonction des banques.

 

ET L’AMERICAN EXPRESS ?

Quelque 112,8 millions de personnes dans le monde détiennent une carte American Express. Les prix varient de 60 à 590 € par an pour la Platinum. Ces cartes donnent accès à un service de réservation “grande table”, à des visites guidées, des places de concert en avant-première, etc. Elles proposent aussi des services d’assurances et d’assistance haut de gamme et des points de fidélité à convertir en bons d’achat. Attention : la carte American Express n’étant pas acceptée chez tous les commerçants, elle ne se conçoit donc qu’en complément d’une carte Visa ou Mastercard.

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