UFC Que Choisir dénonce une trop faible couverture des zones rurales en termes de 4G

réseau internet 4G en France

UFC Que Choisir dénonce une trop faible couverture des zones rurales en termes de 4G

Alors même que les anciens réseaux 2G et 3G sont en cours de démantèlement sur tout le territoire depuis 2016 et que l’avenir est apparemment à la 5G (dont l’apparition ne devrait plus tarder), l’association de consommateurs UFC Que Choisir a publié un bilan destiné à mobiliser les pouvoirs publics : il y est prouvé que la couverture des zones rurales en termes de 4G reste insuffisante sur le territoire français. Nous dressons le bilan !

Un rapport accablant pour la 4G

Alors que l’utilisation d’Ethernet ou de la Wifi à la maison permet aux internautes de naviguer sans heurt lorsqu’ils sont chez eux, les personnes résidant à la campagne savent à quel point il peut être compliqué d’accéder à un réseau en dehors de leur lieu d’habitation. Dur de faire un footing en enregistrant les données via son Apple Watch. Difficile aussi de s’amuser sur des jeux de hasard dans les transport en commun de certaines régions isolées, etc. Les exemples sont nombreux…

Sur ces « maux » qui affectent de nombreuses personnes dans notre pays, l’association de consommateurs UFC Que Choisir a tiré la sonnette d’alarme. Depuis plusieurs mois, elle avait lancé la plateforme Queldébit qui permettait aux utilisateurs de recenser la vitesse de leur connexion.

UFC a ainsi démontré que 32 % des consommateurs sont privés de bon haut débit en zones rurales. Dans 14.3 % des cas, le débit n’était même pas suffisant pour naviguer sur internet. L’association dénonçait aussi une inégalité à l’échelle du territoire, puisque les débits moyens sont 66 % plus élevés dans les zones urbaines que dans les zones rurales.

UFC a publié un communiqué visant à « remuer » les pouvoirs publics

Alors que le Plan « France Très Haut Débit » a été lancé en 2013 et était censé couvrir tout le territoire français avant 2022 – moyennant un budget de 20 milliards d’euros – UFC a pu démontrer grâce à la mise en place de son système Queldébit que les objectifs étaient encore loin d’être atteints. 

Un autre accord, le « New Deal Mobile », avait lui aussi été signé en 2018 entre le gouvernement et les opérateurs comme SFR afin de résorber ce retard d’ici à 2022 et de couvrir les « zones blanches-centres bourgs ». Force est de constater que ce second plan n’a pas non plus été respecté. 

En ce début d’année qui marquait la date pivot, UFC Que Choisir a donc dû rendre public son bilan et dénoncer ce retard notable. Dans un communiqué rendu public il y a quelques jours, l’association disait notamment : « l’UFC-Que Choisir appelle les pouvoirs publics à enfin imposer aux opérateurs une qualité de service minimale permettant d’utiliser dans de bonnes conditions l’Internet mobile, partout où la couverture mobile est prétendument assurée ».

La 5G : une fausse bonne solution ?

Les utilisateurs pourraient être amenés à penser que le déploiement prochain de la 5G dans l’hexagone pourrait améliorer les choses. Pourtant, il semblerait, au vue des premières données disponibles, que cela ne soit pas le cas.

L’association signale en effet que face à l’arrivée imminente de la 5G, la fracture frappant de plein fouet les zones rurales sera encore plus accentuée par cette nouvelle technologie. Cette dernière semble en effet améliorer de manière impressionnante les débits là où ils sont déjà excellents, sans pour autant couvrir davantage de parts de territoire. La 5G telle qu’elle est pensée pour le moment ne viendrait donc pas établir une bonne connexion mobile là où elle est pour le moment mauvaise…

Pas de commentaire

Poster un commentaire